Festival Cri de Femme 2015 (Paris, New Delhi, Guadeloupe, La Reunión)

1ère édition interculturelle France-Inde, Paris · Guadeloupe · New Delhi · La Réunion « Le Plaisir Féminin : de sa condamnation, de sa célébration »

Stéphanie « Nèfta Poetry » Melyon-Reinette


Le Festival International de Poésie et DÁrts Cri de Femme 2015: Femmes de la Lumière, France s’est déroulé du 1er mars au 28 mars, sur plusieurs territoires France, de l’Hexagone à l’Océan Indien en passant par la Caraïbe : Paris, Guadeloupe et la Réunion. Pour le premier grand anniversaire du festival Cri de Femmes, ses 5 ans, j’ai inauguré le premier projet interculturel de l’histoire du festival en établissant une collaboration France-Inde. Cette idée m’est venue en  discutant avec mon ami poète Praveen Parasar, qui m’a mise en contact avec une poétesse et activiste (féministe, lesbianiste) Aditi Angiras et tout un réseau d’artistes et écrivains de New Delhi. D’ailleurs, cette ville indienne, connue comme la ‘capitale du viol’ n’est pas un choix anodin, la thématique du festival étant le plaisir féminin. Le plaisir féminin nous amenant à questionner la condamnation comme la célébration de ce dernier.  Après avoir abordé le viol comme arme de guerre et la femme cosmogonie, les 2 années précédentes, la sexualité devenait un sujet incontournable : même siège, mêmes organes. Autour de cette thématique déclinée différemment dans les différents lieux – eu égard au contexte sociopolitique, notamment en Inde – divers projets autour de la sexualité.

J’ai entrepris un nouveau concept – à mi-chemin entre la poésie et la sociologie – en mes qualité de sociologue et de poètesse, CLIT REVOwLUTION, rendez-vous central à Paris et en Guadeloupe. Je souhaitais en faire un projet participatif, en invitant des femmes à s’exprimer afin de mettre en place l’exposition d’une installation mariant voix de femmes (poésies, témoignages, proses) et toiles. Je réalisai ce projet en collaboration avec DIMBENG, plasticienne ivoirienne (Mixte Art Relief) rencontrée lors de l’édition 2014 du festival Cri de Femmes, et au moyen de brunchs, véritables moments forts entre femmes qui trouvèrent leur pinnacle lors du vernissage de l’exposition CLIT REVOwLUTION Installation le 5 mars (le teaser:  https://www.youtube.com/watch?v=Qh0u3w3vpJ4). 


Quelques extraits de cette installation :

CLIT REVOwLUTION est devenu un projet à part entière qui se conjuguera chaque année au Festival Cri de Femmes, mais qui poursuit son propre chemin tout au long de l’année…. Véritable projet de recherche sociologique et cathartique, il m’amène à questionner ma propre sexualité, mon propre rapport au monde et à comprendre, à appréhender les forces qui nous meuvent dans les systèmes construits imposés, ou que nous construisons pour vivre cette sexualité à l’autre.


Mais parlons le festival en lui-même et de sa programmation.
Cette édition 2015 a réuni des artistes d’horizons  divers, de France hexagonale, des Antilles, de New Delhi, mais aussi du Népal, et autres pays limitrophes. Une vraie convergence vers la liberté de dire et de dire la sexualité, les femmes en sensualité.

*** PARIS


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Le festival commence à Paris avec l’inauguration de l’exposition CLIT REVOwLUTION qui se déroule dans un loft parisien – chez Max et Valérie, 35 rue de la Gaité), le 5 mars 2015. Durant cette soirée, nous avons vu le public présent s’immerger dans les enregistrements, chacun ayant amené ses écouteurs ou son casque. Communions avec ces femmes qui dévoilent leur intime. Certaines des femmes qui témoignèrent ont accepté de dire leur poème en live. Un petit concert s’est donc déroulé en clôture de la soirée avec les femmes qui avaient participé au projet. Belle expérience qui nous a fait tous grandir. L’exposition a duré 1à jours et était visible sur rendez-vous.

(https://www.facebook.com/events/850185671686421/?pnref=lhc.recent)

           
Une autre exposition interrogeait le genre dans le cadre du festival. J’invitai Olivia Breleur à intégrer le programme de sa galerie dans le festival. CORPS ÉTRANGERS dont les exposantes étaient Kelly Sinnapah Mary, Dani Soter, et Agata Kus, s’est déroulée jusqu’au 14 mars, au 1-3 rue Ramponeau, Paris 20.

(https://www.facebook.com/events/554689498007516/?fref=ts).

Les grandes questions autour d’une possible spécificité de l’art des femmes ne cesse d’être alimentées. Féministe, historien et critique pour ne citer qu’eux n’ont eu de cesse de remettre en question l’existence d’un art féminin. Polémique pour certains ou geste fort pour d’autres, la Maëlle Galerie a pourtant choisit d’inviter pour sa première exposition collective, Agata Kus, Kelly Sinnapah Mary et Dani Soter à confronter leur point de vue. Sans n’avoir jamais travaillé ensemble, ces trois artistes nous proposent un questionnement très personnel sur leur rapport au monde, sur leur rapport à l’altérité. Sans faire l’apologie du gynocentrisme, chacune d’entre elle va affirmer dans sa singularité, parfois avec humour, parfois avec virulence, parfois avec fragilité son expérience dans le petit contexte et dans le grand contexte du monde. Elles utilisent le collage, le dessin, la couture la broderie et la photographie en faisant preuve d’engagement, de subversion ou d’esprit critique sans pour autant s’affirmer comme artistes féministes– Olivia Breleur.
Dans ce même lieu, j’ai pu proposé des ateliers de bien-être réservés aux femmes. Olivia Breleur m’a loué sa galerie et ce fut une opération couteuse pour le festival mais tellement nécessaire et positive dans sa réception. Dans cet espace aménagé pour l’occasion (tapis, coussins apportés par mes soins, rideaux improvisés), deux ateliers :

- Le 7 mars, toujours dans cette approche bilatérale avec l’Inde,  un atelier d’initiation au tantrisme est proposé avec Claire de Lys, sexologue et praticienne tantrisme. Une dizaine de femmes se sont présentées. Nous avons fait des exercices de tantrisme (respiration, médiation, marche dansée, etc.) pour sentir nos corps, notre féminité, notre énergie créatrice, d’initiatrice et avons évoqué la sexualité, chacune son tour.

(https://www.facebook.com/events/418704988295802/?ref=ts&fref=ts).

- Le 8 mars, Frédérique Jean, consultante en kinesthésique et praticienne EFT, a proposé un atelier intitulé « Féminité – Oser ses En-Vies sexuelles » Expérimentation, échange, partage autour d’un atelier de dessin spontané.  Encore de beaux échanges où chacune a pu questionner sa sexualité et comprendre, d’une manière inattendue, ce qui la limitait, lui manquait pour un épanouissement optimal.

(https://www.facebook.com/events/848936005169086/?ref=ts&fref=ts)


La littérature s’est invitée pour la première fois au Festival Cri de Femmes, le 10 mars. Gisèle Pineau, romancière guadeloupéenne bien connue m’a proposé de présenter son dernier ouvrage « Les Voyages de Merry Sisal » publié aux éditions Mercure de France, en exclusivité, puisqu’il sortait officiellement, au niveau national, deux jours après. Merci à Gisèle Pineau de nous avoir proposé cette belle rencontre. Ainsi, le 10 mars, j’ai organisé cette belle Soirée Littéraire – également au 35 rue de la Gaité, Paris 14, Chez Max & Val – qui accueillit plus de 60 personnes dans un salon intime.


Sur facebook: https://www.facebook.com/events/672591686184762/?fref=ts)

Des ouvrages vendus. Une femme au cœur du roman. Un roman passionnant que je pus lire en amont de la rencontre. De quoi traite l’ouvrage ?

Les nuits où les étoiles demeuraient éteintes, il arrivait à Merry de rester prostrée sur sa couche. Tout s’effaçait alentour. Des pans entiers de sa mémoire semblaient enfermés quelque part, éboulés, inaccessibles. Parfois, tout était incroyablement limpide. Sa vie passée n’avait rien de sombre et son avenir semblait bien éclairci, le ciel dégagé. Elle allait reprendre ses études en suivant des cours par correspondance. Elle ferait venir ses enfants. Tommy, Florabelle, les prunelles de ses yeux, ils seraient bientôt auprès d’elle.

En Haïti, Merry élève seule ses deux enfants, Tommy et Florabelle – six et quatre ans. Quand le terrible séisme du 12 janvier 2010 frappe Port-au-Prince, Merry doit quitter sa terre natale dévastée : elle laisse derrière elle ses deux enfants adorés qu’elle compte revenir chercher très vite. Après une traversée homérique, elle rejoint des compatriotes sur l’île de Bonne-Terre. Là, elle est rapidement embauchée par Anna et Raymond, un couple de Français qui habite sur le Morne d’Or, où vit une communauté de Blancs nantis venus de France, et totalement isolée du reste de l’île.  Peu à peu, Anna et Merry se rapprochent. Anna, qui garde enfouies au plus profond de son être des blessures silencieuses, s’attache plus que de raison à la jeune Haïtienne. Merry s’interroge sur les motivations de cette patronne un peu particulière, mais s’en accommode, car elle n'oublie jamais son objectif : retrouver ses enfants.


NOTA BENE : Pour en savoir plus ou commander l’ouvrage :  http://www.gallimard.fr/Catalogue/MERCURE-DE-FRANCE/Litterature-generale/Les-voyages-de-Merry-Sisal
En première partie de soirée, Gisèle réalisa une lecture en musique accompagnée de Gerald Toto et de Christophe Isselee (venu spécialement de Marseille pour partager ce moment). Puis s’en est suivi une séance de dédicace avec Gisèle et enfin un cocktail pour partager impressions, contacts et amour de la littérature.

Le lendemain, 11 mars, se déroulait la conférence CLIT REVOwLUTION organisée en collaboration avec mon association Agoraculture dans le cadre de l’exposition « Le Genre FAMAPOIL » de Clotilde Salmon et Co (collectif d’artistes) au 59 Rivoli (Paris), squat et ateliers d’artistes. Nous avons occupé la galerie. Cette conférence fut une mine de savoirs, un partage large d’expériences, et un regard croisé sur le sujet de la sexualité féminine. Le panel que je constituai, comptait :
           
- Stéphanie Mulot, anthropologue (Université Toulouse II) « Pourquoi médecine et plaisir ne font pas toujours bon ménage ? »
Claire de Lys, praticienne tantrisme « La femme tantrique »
-    Misungui, performer pro-sexe, porno, queer « Cul et Politique, mes orgasmes sont-ils militants ? »

Le public venu nombreux – nous n’avons pas pu accueillir tous les participants – a été ravi de la conférence dans l’ensemble, l’intervention de Claire de Lys, peu claire et limitée concernant le tantrisme n’a pas répondu aux interrogations du public. Toutefois, les interventions de Stéphanie Mulot, exhaustive, a mis en lumière la façon dont la médecine – et en particulier la médecine française – s’occupe du corps féminin et, en particulier, de ses organes génitaux, sexuels. La notion de plaisir est inexistante. Dans le cabinet du gynécologue, on n’évoque que la fonction,  le bon fonctionnement des organes. L’aspect du plaisir est éludé. Il est important de pouvoir enfanter, de pouvoir satisfaire aux besoins minimaux issus de ces organes : règles, émonctions, etc.  Misungui, quant à elle, nous a amenés dans l’univers de sa praxis artistique : pornographique, sadomasochiste, sexuelle. Misungui questionne le genre, l’impact de la société sur nos organes  sexuels (la contraception orale), mais également sur la notion de plaisir avec le shibari (art SM japonais) qu’elle pratique et dont elle fait performance, comme nombre de ses autres jeux et activités sexuelles artistiques et esthétiques. Deux aspects se dégagent avec son exposé sur le SM : le consentement et l’attention à l’autre. Tous deux sont manipulés dans les relations sexuelles dites « normales », c’est-à-dire hétérosexuelles et des plus fonctionnelles.

https://www.facebook.com/events/1538765509716322/?context=create&previousaction=create&ref=1&source=49&sid_create=3227826014
À Paris, le festival s’achève le festival sur un concert à l’Entrepôt Villette, le 13 mars. CROON « Sexual healing ». Un plateau d’artistes exclusivement féminin et un public bien présent, nombreux et chaleureux. L’atmosphère était, comme à l’accoutumée, à la connivence, au partage, à l’engagement féministe dans les nectars-élixirs des  musiques des artistes que j’ai programmées :

  • Maleika Project (Caribbean Jazz & Soul) http://maleikaproject.com
  • Iré Zhékova (Bulgare)  http://www.iremusic.com
  • Lisa Spada (RnB)  http://www.lisaspada.com
  • Andrée Grise (Gospel), https://www.youtube.com/watch?v=7TSczergme0 
  • Sissy Akoma (Son Akoma) https://www.youtube.com/watch?v=w_wZhB8-LGA
  • Säb (slam), https://www.youtube.com/watch?v=r2w1Nv66zmU 
  • Nirina lune (Rap Cosmique). https://www.youtube.com/watch?v=G2gHPsJ0DfQ
Sur facebook : https://www.facebook.com/events/785124521542983/?ref=22&pnref=lhc.recent

Les commentaires de certains artistes, ici Sissy Akoma, attestent de la qualité et de l’atmosphère exceptionnelle :

Alaaaaa!!! Je rentre bien vraiment bien... J'ai rencontré de belles âmes. Ils savent même pas ce qu'ils m'ont donné ! Je ne suis pas arrivée en forme, je ne l'ai toujours pas. Mais la pêche psychologique que j'ai!! Merci à vous Nèfta Poetry, Gerald Toto!! Toujours un plaisir! On aurait pu rester encore longtemps, tant la vibe était là!!! Nya SevenSeedz à la Bass Gladness ma petite chipette aux chœurs, Fabien Hily aux percus (c'était doux!), Ekia Lizy, Naj' Oulala! Merci 1000 fois !!! Keeya KeeKee!! Afriscope Africultures bien sur! Lisa Spada tjrs le kiffe!! Et tous les artistes présents Erika Roc , Sandrine Sandrine Sese, Nathou Le Totem, Andrée Grise, Nirina Lune les oiseaux Belles rencontres. En vous souhaitant le meilleur. Sacrée moment de partage... Je rentre remplie de love. Merci à tous ceux qui se sont déplacés pour l'évènement CRI DE FEMME, pour cette belle énergie. En Souhaitant bien de longues années à ce festival. Peace et à bientôt! One love !!– Sissy Akoma.
 

Conclusion et remerciements - Paris 

Le festival Cri de Femme Paris est  toujours entièrement bénévoles et est financés en numéraire par moi-même. C’est avec grand enthousiasme, conviction et générosité, et parce que je crois en cette initiative que je porte depuis 4 ans, que je mets de ma poche. Cette année, je remercie encore les partenaires pour leur engagement : Maëlle Galerie (exposition), Maxime Dubois et Valérie Forier (pour leur appartement à Paris 14), L’Entrepôt Villette, Gerald Toto pour la logistique. Je remercie également tous les intervevants (Stéphanie Mulot, Misungui, Claire de Lys), les artistes Dimbeng, Sissy Akoma, Lisa Spada, Andrée Grise, Säb, Nirina Lune, Maleika Project, Erika Roc, Iré Zhékova. Je remercie tous les médias qui nous relaie chaque année : Tropiques FM (JJ Seymour), Patrice Férus.. et tous les spectateurs. 


***NEW DELHI

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La seconde partie du festival se déroule à New Delhi. Aditi Angiras avec qui j’ai collaboré – organisatrice – a mis en place une série d’événements avec divers partenaires et lieux. Cette collaboration avec la France a permis au festival de se dérouler en partie à l’Alliance Française de New Delhi. Ouverture, le 14 mars, avec une belle arène poétique réunissant poétesses et poètes de New Delhi, mais aussi du Népal et d’autres pays limitrophes. KARTOOS : SPOKEN WORD & RAP (Akshara Theater). 

Le 15 mars, une exposition intitulée « CUNTERNARRATIVES: An art exhibition » s’est ouverte et a duré jusqu’au 18 mars, tout au long du festival. Dans le cadre de cette exposition se sont tenus des ateliers autour de la sexualité « Sex Positive Spaces Workshop », notamment avec le concours de Avani Parekh, à l’origine de LoveDoctor.in ou comment parler de la sexualité et la démythifier. Le 16 mars, projection de films indépendants de réalisatrices femmes et une conférence le 17 mars « Talab: The Becoming of a Sexual Feminine, Searching Desire and Pleasure » tenue à l’Alliance Française et à laquelle j’ai pris plaisir à participer. Enfin, le 18 mars : LOW CHAI/ LOWCHA HAI: une rencontre de « networking » (réseautage) pour les entrepreneures indépendantes et les startups dirigées par des femmes.

Remerciements (Acknowledgements) – New Delhi:

I woud like to acknowledge Praveen Parasar (for the contacts and involvement), Aditi Angiras, Shruti Angiras, Fursat- Se, Amrita Bhasin, Avani Parekh and all the artists and poets participating. I thank as well the Alliance Française in New Delhi.


***GUADELOUPE

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 Coordinatrice-relai : Prisca Melyon-ReinetteMa sœur jumelle est coordinatrice-relai pour la Guadeloupe depuis les 3 ans que nous avons commencé à manifester dans notre île d’origine. Cette année, l’organisation fut un peu difficile, bien que nous ayons eu des partenaires idéaux. Le contexte politique du moment n’a pas été très favorable à la promotion du concert notamment – élections oblige – et quelques retards à corriger pour l’année prochaine. Toutefois, le programme fut merveilleux. En Guadeloupe, le festival s’ouvre, le 20 mars, sur une conférence, la CLIT REVOwLUTION, réalisée au Fort fleur d’Épée, lieu d’exception prêté par le Conseil Général, sur les hauteurs du Gosier. Trois intervenants :

Jean Sahaï, orientaliste « Orient Occident : vers le raffinement de la Conscience et de l’Échange »
Diane Alot-Nolar, sexologue,  « De Thanatos (pulsion de mort) à Eros (pulsion de vie, de plaisir) »
-Prisca Melyon-Reinette, Éducatrice Spécialisée-Sophrologue « La sexualité chez les adolescents guadeloupéens »

Un débat fort copieux et intéressant qui a suscité l’engouement du public et une volonté de poursuivre sur cette thématique l’année prochaine.  Un enregistrement en ligne avec quelques extraits bientôt.

Le 21 mars, le CROON Guadeloupe a eu lieu à l’Artchipel, la scène nationale également prêtée par le Conseil Général. Des artistes tels que Sistah Jahia et Dominik Coco ont enchanté le public présent. Nous souhaiterions une plus grande affluence l’année prochaine. Enfin le festival s’achève avec une journée dédiée au TANTRISME et aux femmes désireuses de travailler sur leur  sensualité et sexualité. Les ateliers étaient ponctués d’un brunch dans la tradition et selon les préceptes tantriques. C’était le 22 mars au Fort Fleur d’Épée et ses jardins.

Remerciements – Guadeloupe:

Je voudrais remercier tous les partenaires et surtout le Président du Conseil Général qui nous renouvelle son soutien chaque année. Mr Jacques Gillot. Mais également Mr Daniel Dumirier, Jimmy Louis et Odile Brousillon (LAMECA). Un grand merci aux intervenants : Jean Sahaï et Diane Alot-Nola. Je remercie les femmes qui se sont engagées dans l’équipe Prisca Melyon-Reinette, Natacha Viscard, Maryvonne Erdan, Gaëlle Bazir. Merci à tous.

***LA RÉUNION

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Pour la Réunion, ma coordinatrice-relai, Florence Latappy, a organisé les événements suivants et rédigé le rapport qui suit :

* EXPOSITIONS de Mathilde Claude-Marty​ et Philippe Moulin, 23 Mars - 31 Mars (fin de l'expo en Off), Médiathèque du Port.

* VERNISSAGE DÉBAT PERFORMANCE, 26 mars - Médiathèque du Port, 17h30-21h00
 

* GRANDE SOIRÉE CRI DE FEMMES , 28 Mars - Théâtre sous les arbres

- Solo d' Aurélie Chamand​ (théâtre-voix)
- Dolsy Baudry​ (danse)
- Flo Pytala​ "Fifine" (danse-théâtre)

Cri de Femme 2015 Réunion a commencé avec des ateliers de danse et de théâtre organisés en off pour faire participer créativement des amateurs de danse d’une part, qui se sentaient concernés par la cause, et d’autres part, une association qui aide les femmes victimes de violence conjugale sur l’île, l’association Femme Solid’air.

Nous avons eu 8 participants à l’atelier danse et 7 participantes à l’atelier théâtre.

L’atelier théâtre a été pris en charge par la Médiathèque Benoîte Boulard, l’atelier de danse n’a pas été financé mais quelques participants ont pu donner 40 euros pour couvrir quelques frais.

Les restitutions se sont fort bien déroulées au vernissage (le 26 mars) de l’exposition des plasticiens impliqués et lors de la Grande Soirée cri de femme au théâtre sous les Arbres au Port. La restitution théâtrale s’intitule Nomomélés et la restitution danse, Intimités.

En mars, Florence, relais Réunion, a pu être interviewée par radio soleil, une radio locale qui présente l’intérêt d’impliquer des collégiens. Le professeur et une élève s'étaient chargés de l’interview : Florence a parlé du principe du festival, du programme, des partenaires mais aussi de son parcours et de ce qui l’a amenée à participer.

Le journal local Le quotidien a aussi envoyé son responsable culture pour une interview détaillée qui a abouti à un encart dans l’agenda culturel recommandant le festival.
La chargée de programmation de télékréol s’est également intéressée au festival en venant à toutes les manifestations.

Pour l’année prochaine, Radio soleil et Télékréol sont prêts à participer. Télékréol attend une convention écrite et les négociations se feront à partir de ce document qui sera rédigé dès que les préparatifs reprendront.

Le 8 mars était organisé un goûter participatif et un atelier de danse in situ mais le mauvais temps nous a obligé à annuler la manifestation. C’est encore la saison de pluies ici et cette année, ce fut une vraie saison humide. Nous tiendront compte de ce facteur l’année prochaine et essaieront de trouver une alternative aux programmations extérieures. Nous n’avons pu le faire faute de temps.
L’exposition organisée à la Médiathèque Benoîte Boulard a été un succès. Le Directeur s’est particulièrement impliqué en convainquant la mairie de s’impliquer financièrement et nous avons obtenu un financement pour les ateliers théâtre et la location des œuvres grâce à lui. Le vernissage a été financé personnellement par Florence et le Directeur ainsi que la participation de Mathilde Claude Marty. Nous avons une vidéo de la performance filmée par une personne du public dansée par Dolsy Baudry, Florence et trois de ses élèves de l’atelier Cri de Femme danse. Il existe aussi de nombreuses photos dont certaines prises par des photographes professionnels. L’exposition est prolongée jusqu’au 9 avril, l’accrochage a eu lieu le  et le vernissage le 26 mars. Le décrochage s’est fait en off le 9 avril car il ne pouvait se faire qu’à partir de début avril en raison des plannings des uns et des autres. Le Directeur est très enthousiaste à l'idée de participer à Cri de Femme 2016! Il souhaite l'implication de plus de partenaires.
Le spectacle du 28 mars a été fort facilité par l’implication de la Direction et du personnel du Théâtre sous les Arbres. Les spectateurs ont été généreux et leurs dons ont permis de financer les cachets du technicien venu pour la préparation de la soirée aider le théâtre sous les Arbres, l’impression des affiches et flyers, les cachets de Dolsy et Aurélie. La participations des stagiaires de danse a permis de financer le paiement de la création de l’affiche et une partie du cachet du musicien. Cependant Florence a dû piocher dans d’autres budgets générés par son propre travail pour des interventions de danse pour payer son propre cachet et les frais d’essence entre le Sud et L’ouest, assez conséquents.

On peut quand même dire que malgré un manque de financement, l’organisation tardive fin novembre, (sans compter les grandes vacances de décembre-janvier, qui s’achèvent souvent fin janvier voire début février à la Réunion), n’ont que peu gêné la mise en place du festival qui s’est effectué à une vitesse record. Nous pouvons nous estimer heureux des résultats étant donné le peu de temps imparti.
Le spectacle a été entièrement filmé par deux caméras et des photos ont été prises par des professionnels et des amateurs de bon niveaux.

Un mur d’expression libre éphémère a permis la création d’œuvres originales par le public et l’expression de tous. Il existe des photos et deux œuvres sont conservées par Florence.

Le public a apprécié la diversité des paroles des artistes tous très différents bien que le mouvement, la danse et la musique live aient été très présents et aient conféré une certaine cohérence à la soirée très orientée vers la danse.

Globalement, en si peu de temps, nous pouvons dire que le festival a été une belle réussite.

Il faudra aussi prévoir une aide à la recherche de partenaires et surtout financiers. En effet, Nathalie Noel Cadet qui aurait dû travailler avec elle sur ces aspects n’a pu que proposer la participation de Mathilde, une très bonne recrue, il faut bien le dire. L’aspect financier n’a été véritablement solutionné que par le théâtre, la médiathèque, Florence elle-même et l’association qui gère sa compagnie et qui possède très peu de moyens (diffusion très limitée, financement unique de 3000 euros l’année dernière pour toute l’année). Le public a donné pour la soirée et on peut dire que le déficit est limité.

Néanmoins le bilan global est bon car Florence et toute l’équipe s’y retrouve à tous les autres niveaux ! Le public en redemande et certains se sont déjà proposés pour l’année prochaine.


Conclusion générale

Le festival Cri De Femmes fut une conjonction de centaines de personnes, artistes, collaborateurs, partenaires et acteurs culturels compris. Ce fut un enrichissement personnel pour chacun, chacune et les femmes ont été mises à l’honneur encore de belle manière. Je renouvelle mon engagement pour l’année prochaine en espérant trouver à mes côtés autant de belles âmes pour dire les femmes, les célébrer et sensibiliser contre les violences faites aux femmes. C’est le combat d’une vie et je remercie JAEL URIBE la présidente du Festival d’avoir initié cette chaine, ce réseau humain, humaniste, philanthropique, et poétique-artistique. Cette première édition interculturelle fut un galop d’essai, mais plus que ça une expérience réussie : tisser du lien dans le réseau, entre des femmes d’horizons divers pour une portée encore plus universelle. J’embrasse toutes mes sœurs poétesses de Cri de Femmes, et attend vos propositions de collaboration. En 2016, Cri de Femmes France s’apprête à jeter un autre pont pour continuer à unir et renforcer nos embrassades universelles.

Stéphanie Melyon-Reinette
Ambassadrice Cri de Femmes France
Présidente Agoraculture



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